Le renouveau du street art par Rémy Rajaona

Rémy Rajaona, jeune Audois, passionné de peinture, donne une nouvelle vision du street art. 

Pendant que ses camarades jouaient à la console, Rémy passait son temps à retranscrire ses rêves grâce à ses crayons de couleurs. « J’ai tenté des écoles d’art mais j’ai été refusé. Autodidacte, j’ai donc appris à dessiner tout seul. » confie-t-il

Il intègre, par défaut, un BTS CPI (Conception Produit Industriel) au lycée Jules fil à Carcassonne, sans trop s’éloigner malgré tout de son amour du dessin. « C’est du design et du dessin assisté par ordinateur » explique le jeune homme. Grâce à ce parcours, il réussit à rentrer à Safran Engineering, une boîte de conception à Blagnac.

Mais le gout pour la peinture continue à le suivre et ce sera son épouse Cindy Spanu Rajaona professeur de danse à Carcassonne  qui lui donnera l’envie de persister dans cet art et créer. « Elle a toujours cru en mon art et m’a aidé à retrouver la passion. Quand je crée, je lui demande souvent son avis. Un service qu’elle peut bien me rendre avec tous les costumes que je l’ai aidé à fabriquer. » En tant qu’époux d’une danseuse, le jeune homme s’ouvre en effet à cette autre forme d’art. « Beaucoup de collaborations se font entre la danse et la peinture. » Tous deux aimeraient même monter un projet à l’avenir.

Le jeune homme a un emploi du temps chargé. Ingénieur la journée, mais aussi grand sportif. Il pratique le handball depuis l’âge de 14 ans et continu de s’entrainer, une année importante pour cette discipline car son équipe joue en Nationale 2 (quatrième division). Ce qui veut dire un entraînement tous les soirs… « Quand je ne suis pas blessé. »

Un peu difficile de tout concilier pour Rémy. Il peint à ses heures perdues… tard le soir. «Quand je ne m’entraîne pas, je prends mes pinceaux de 18h à 22 h. » Dans son appartement toulousain, envahi par les costumes de danse confectionnés par Cindy, il s’enferme dans sa petite chambre de 9 m2 et peut laisser libre cours à son imagination.

Rémy impose peu à peu son propre style de l’art urbain. Il ne le pratique pas directement dans la rue mais sur des toiles en gardant la technique des pochoirs et de bombes.L’ingénieur qu’il est travaille ses dessins sur ordinateur avant de les dévoiler sur toile.

Il a pu dévoiler son talent par des expositions mais surtouts grâce à des projets important qui lui ont été proposé.« Le projet qui m’a tenu le plus à cœur est celui pour l’hôtel Formule 1 à Carcassonne . C’était un défi pour moi. »La direction d’alors, la famille Pujol, avait eu l’idée de confier une chambre par artiste, au moment des travaux. Des œuvres que le public a pu découvrir lors d’une exposition « Changement d’étage ».

Un de ses derniers projets est à découvrir à Toulouse, dans le restaurant de street food Sandyan du chef Yannick Delpech. Le chef a fait appel au jeune artiste afin qui lui confectionne une fresque très urbaine, colorée représentant des personnages qui mangent de la food. Le chalenge pour Rémy finir la fresque en deux semaines ! Pour la réaliser le jeune homme a d’abord réalisé ses croquis sur un ordinateur en taille réel puis les a imprimés sur 23m de papier à découper.  » J’ai ensuite mis deux jours à tout peindre !  » 

Rémy est un réel artiste qui n’a pas peur de relever tous les défis …

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