« Chouks Mouss »: une pièce contemporaine à la découverte de l’objet et de l’humain

Hier soir, je suis allé voir la compagnie chorégraphique de Camille Cau  » Pourquoi le chat ? ». Elle présentait sa pièce contemporaine  » Chouks Mouss ».

Sur scène trois danseurs, Camille Cau, Max Fossati et Claire Malchrowicz. Vêtu d’une simple culotte blanche et de strap vert collé à la poitrine des danseuses. Certains diront que c’est osé… d’autres aux contraires y verront l’art qui se cache derrière, je dirais même qui se montre à travers ce « costume ». Pourquoi aimer l’art si on ne peut aller au-delà de nos limites ?  C’est ce que Camille et ses danseurs ont osé faire. Ils se sont dépassés en créant un ballet qui sort de l’ordinaire, afin d’ouvrir l’esprit des spectateurs et les confronter à un autre univers de la danse. Cette nudité est aussi le reflet du corps du danseur, rien de mieux pour voir chacun de leurs  muscles  se développer à chaque pas, voir chaque geste, voir comment le corps réagis à chaque mouvement…

Les trois contemporains nous transportent dans un monde nouveau, tout en recréant l’histoire de l’homme qui découvre la vie, les objets à travers une musique aux intonations électro composé par Robin Leduc, coupé par des silences et des bruitages de la vie sauvage.

Dans cette expérience corporelle, j’ai pu me plonger dans ma propre expérience humaine. J’y ai vu chaque étape que l’homme subi à travers sa vie, sa naissance, l’enfance avec le jeu de la piscine qu’il ne faut pas faire tomber en cherchant des solutions, les disputes, les jeux de regards, les sourires enfantins des danseurs qui nous replongent dans notre propre enfance.

J’ai eu deux coups de coeur dans cette pièce: le moment où les artistes se recroquevillent dans cette minuscule piscine gonflable et développent seulement leurs jambes et leurs bras. Cette image m’a fait écho à notre société actuelle où nous sommes désormais confrontés à la foule, au contact des autres. Mon deuxième moment fort de la soirée, c’est lorsque Camille s’enroule de papier toilette bleu, Clair se met dans un vase, et Max se déchaîne avec un rideau. On voit un trio s’emporter sur une musique qui s’accélère, comme nous (ou certaines personnes), quand nous avons notre période de déprime, on a envie de tout lâcher et se mettre à danser et chanter sur notre musique préférée sans aucune limite pour se défouler.

Une pièce qui permet de s’évader par une gestuelle corporelle contemporaine, un décor atypique tout, en transcrivant notre propre état à découvrir notre monde…

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